mardi 24 mars 2009

Ecône, des cônes, déconne....


La consonance est aisée, l'euphonie presque simpliste. Et pourtant. Même si tout semble baigner dans le Rhône chez les habitants du Vieux Pays, la réalité ne rejoint pas nécessairement la ... fiction. On a toujours affirmé que les Valaisans étaient des gens modestes, humbles, naturels, décontractés, comme vous et moi en somme. De la foutaise ! Ce sont des rustres, des sauvages. Rien de moins que ça. L'AOC a été décernée par les CFF dans sa dernière campagne de pub, une institution suisse à l'époque au-dessus de tout soupçon et maintenant en dessous de la ceinture. Des incultes, des ignares, des analphabètes, que dis-je, des barbares, des vandales les descendants de Schiner, Stockalper et Supersaxo ?

On ne va pas y aller par quatre chemins: la récente "trouvaille" de la Régie fédérale est aussi malséante et incongrue qu'une ouaille d'Ecône en train de faire ses ablutions en tenue d'Adam sur un minaret d'Islamabad. Et c'est peu dire... Pour rivaliser l'humour d'Outre-Sarine une petite parenthèse s'impose. CFF en français, SBB en boche: le suisse allemand disait "Ca Fa Fite"et son congénère tout aussi ... con lui générait une réponse tout aussi débile "Sé Ba Bossible". Plus bourbine, tu meures...

La Noble Contrée est donc très remontée et on la comprend . Les médias, les boss du tourisme, le peuple à l'unisson et même les politicards. Tous ? Non car s'était sans compter sur l'incontournable Oskar! L'Ötzi émigré, le Dalaï Lama des Alpes valaisannes a une fois de plus ramené sa grande queue, pardon gueule sur un sujet vachement (a-t-il pensé à la race d'Hérens?) sensible, en affirmant qu'il "revendique pleinement son côté primitif". On n'a aucune peine à le croire. L'UDC dans toute sa splendeur. S'il désire passer pour l'Attila des temps modernes c'est son droit le plus strict. Mais évidemment à ses risques et périls car sa bicoque a déjà eu la visite des pompiers à l'époque et un nouveau coup de lance pourrait bien venir lui rafraichir la mémoire.

Et, dans toute cette histoire, pour n'en citer que deux, les meilleurs en fait, Christian d'Octodure et son valet (j'allais dire valais) qui valait encore quelque chose il y a quelque temps, donc Pascal le voisin, on en fait quoi ? Pas un mot, aucune déclaration, le silence total. Pourtant on était habitué à autre chose chez les deux exaltés du Bas. Faut-il dès lors les ignorer, les oublier, les reléguer (ou là là le FC Sitten...) ou alors les vouer aux gémonies ? Question cruciale, existentielle même qui suscite l'embarras du choix, à plus forte raison que le FC CC est dans la mouise jusqu'au cou et que le pensionnaire encore provisoire de la Coupole fédérale aussi (comme Félicie...).

Vu les innombrables "services" rendus à la patrie, on fera preuve de mansuétude et de magnanimité. Mais bon, pester contre les arbitres, maugréer contre les toubibs, râler contre tout ce qui bouge à l'envers du vrai bon sens, tout sauf contre les... CFF ! Inconcevable, incompréhensible. De quoi en rester baba. Même Ali est d'accord. On attendait un coup d'éclat, une réaction virulente, le dynamitage du Lötschberg et même un missile de croisière sur la Régie. Rien de tout cela, pour l'instant du moins. Quoique... Les manigances sont certainement déjà en route et la contre-attaque sur le point d'être lancée. L'Ahmadinejad et le Kim Jong-Il de la Romandie vont-ils nous gratifier d'un pétard de carnaval, d'un cocktail Molotov ou d'une bombe atomique ? Qu'importe, tous les ingrédients d'un dénouement explosif étant réunis, il ne nous reste plus qu'à nous rendre rapidement aux abris afin d'anticiper le déclenchement des sirènes.

Merci qui ? Les CFF, Oskar, Christian, Pascal et tous les autres anonymes ou pas. Et pour paraphraser Tintin d'Octodure: un con qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel assis... Du moment qu'on navigue au bord du Rhône, on remonte un bout chez nos voisins du Haut, en fait chez les spécialistes de la contrepèterie: faut pas confondre un vin qui monte au cerveau et un veau qui monte au Cervin...

Tout un sujet à creuser... en profondeur. Mais demain est un autre jour...

dimanche 22 mars 2009

Un mars et ça repart

Après l'envoi d'un premier ballon d'essai gonflé d'élucubrations, le bloggeur du siècle remet la compresse. Plus motivé que jamais, avec un fourmillement d'idées et de projets en tous genres. Donc ça va secouer sec et jaser dur dans les chaumières. D'abord la vague suivi du ressac, puis la déferlante et enfin le tsunami. Ainsi, il y en aura pour tous les goûts, du plus insipide au plus corsé, du plus banal au plus exceptionnel, du plus maussade au plus cocasse, en fait du relent le plus écœurant à la saveur la plus exquise. Tout le monde sera servi sur un plateau, reste juste à choisir le plus alléchant et appétissant.

En fait, déconner c'est très facile, mais pas sur n'importe quoi et n'importe comment. Un minimum de tenue, de distinction et d'élégance va de soi, quoique... Certains sujets méritent plus une rafale de Kalachnikov qu'un bouquet de roses et le bon grain devra naturellement être séparé de l'ivraie.

Un bon plateau à préparer ? La gastronomie étant un sujet inépuisable, un choix s'imposait d'emblée et, avant de franchir la Sarine et d'aller chatouiller les papilles des casques à boulons, voilà-t-il pas qu'il est tombé sur le.... papet vaudois, une recette bien de chez nous que la terre entière nous envie.

Les descendants du Major Davel en ont fait une véritable institution le portant même au panthéon de l'art culinaire. Une cuisine raffinée, un mets succulent, un repas divin. Quoi de meilleur qu'un mélange subtil d'ingrédients nobles et savoureux. Du porreau, des patates, quelques gorgeons de blanc, un peu de crème, un soupçon de vinaigre de vin, une giclée d'huile d'olive, une pincée de condiments et le principal.... une saucisse aux choux par tête de pipe, cela va de soi. Ah le parfum, ah la fragrance, ah le fumet qui nous enivrent pendant la cuisson, qui nous font perdre tous les sens et nous les font retrouver lorsque l'assiette est enfin sous le nez. Un plaisir incomparable, une délectation inégalable. Et si le monde entier en est malade de jalousie, les Vaudois et leurs congénères ne s'en portent que mieux.

On attend déjà avec impatience la saison propice pour se délecter et se régaler à nouveau. Mais demain est un autre jour...

jeudi 19 mars 2009

Un pour tous, tous pour moi

Bonjour tout le monde !!

Parmi les millions de blogs qui circulent sur le Net, le vrai, l'unique, l'exclusif, l'inégalable, que dis-je, l'exceptionnel vient de débarquer. Il a même accosté le jour de la St-Joseph, prémonitoire ou bien ? A l'époque, c'était l'annonce à Marie. Maintenant c'est à la mairie. En fait, 2000 ans et des poussières après, l'humanité n'a guère évolué, mis à part l'extraordinaire essor technologique (bombe atomique, informatique, TV numérique, profits mirifiques, dégringolades catastrophiques, et j'en passe). Malgré quelques garde-fous instaurés depuis lors afin de combattre les excès en tous genres de l'être humain, ce dernier n'a toujours rien compris. Au contraire, il persiste et signe: pouvoir et cupidité. Deux mots qui résument parfaitement le délabrement et la déliquescence de notre monde "moderne" aux abois et peut-être en fin de parcours. Tous les clignotants sont au rouge depuis l'année dernière. Après le trou d'ozone, des trous partout: banques, assurances, multinationales, pour ne citer qu'elles, et les retombées du séisme planétaire sont encore incommensurables. Tout ce gigantesque gâchis "grâce" à une poignée de spéculateurs, boursicoteurs, affairistes et autres drogués du pognon qui s'en sont mis plein les poches pour, finalement, mettre l'économie mondiale à genoux et même à plat ventre. Mondialisation, globalisation, récession, inflation, restructuration, délocalisation, tous les ingrédients rêvés pour apprêter un cocktail explosif au niveau de l'emploi. Et nul besoin de préciser que l'actuelle et grandissante horde de chômeurs n'a certainement plus grand-chose à espérer dans un avenir qui s'annonce des plus sombres. Selon les "spécialistes", le creux de la vague n'est pas encore atteint, loin de là. Creux qui avait déjà permis à Moïse de "délocaliser" ses semblables au temps de Joseph, mais évidemment pour d'autres raisons. Sans plonger dans la sinistrose, il faut bien admettre que, à l'instar de l'Empire romain, notre civilisation a connu son apogée et s'achemine inéluctablement vers son déclin et sa décadence, ceci d'autant plus si elle ne tire pas impérativement et durablement les leçons du cataclysme qui nous touche de plein fouet. Malgré toutes ces perspectives apocalyptiques, il faut garder confiance, il faut faire preuve d'optimisme car si l'homme a beaucoup reculé c'est, espérons-le, pour prendre un nouvel élan et mieux franchir les innombrables obstacles qui l'attendent. La déraison et la mégalomanie devront tôt ou tard laisser la place au bon sens et à la sagesse. En fait, un retour indispensable aux valeurs fondamentales de l'existence en adoptant un nouveau mode de vie basé sur la modération, la simplicité, le partage équitable des ressources et surtout l'application sans faille du droit et de la justice. On peut y croire, on peut être utopiste, mais sans oublier que... demain est un autre jour!